Publié dans Société

Fin du mois de Ramadan - L’Eid al-Fitr célébré en 2 dates !

Publié le vendredi, 21 avril 2023

Un fait constaté depuis ces dernières années. La célébration de la fin du mois de Ramadan ou « Eid al-Fitr » a été affectuée à 2 dates. C’était le cas en 2019, lors de la célébration de cette grande fête musulmane, le 4 et le 5 juin. Cette situation se produit à nouveau cette année, puisque bon nombre de musulmans ont rompu, hier, leur jeûne à travers diverses festivités, en famille et entre amis. D’ailleurs, le décret sorti par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales a fixé la date du vendredi 21 avril 2023 comme jour férié, chômé et payé dans le cadre de la célébration de l’Eid al-Fitr. Une date fixée suite à la lettre du président de l’association cultuelle « Fikambanana Silamo Malagasy » (FSM). 

« Nous avons commencé le jeûne le 23 mars. Aujourd’hui est donc le 30è jour, soit la fin du mois sacré, d’où cette célébration en grande pompe », avance S.M, l’un des pratiquants de l’Islam qui a fêté l’Eid hier avec sa famille. Pour sa part, Anwar Issa le fera ce jour. « J’ai toujours respecté le fait que le mois du Ramadan commence et se termine seulement en voyant le croissant lunaire dans le ciel. Je ne l’ai vu qu’en début de soirée, c’est pour ça que je ferai la fête de l’Eid demain (ndlr ce jour) », avance ce jeune cadre musulman. Comme lui, certains pratiquants de l’Islam célébreront la fin du Ramadan ce jour.

A titre de rappel, le Ramadan étant le quatrième pilier de l’Islam. Une occasion pour les pratiquants de renouveler leur foi en Allah et de se purifier, notamment avec un jeûne obligatoire entre la levée et le coucher du soleil. La rupture du jeûne constitue un grand moment de ferveur, de partage et de fête pour les musulmans.

Moment de réjouissance et de partage

Outre le grand rassemblement dans les mosquées ou dans d’autres endroits publics, la plupart des musulmans ont célébré l’Eid al-Fitr chez eux, avec leurs familles et amis. Ils ont préparé des repas spéciaux, privilégiant notamment les beignets, thés ainsi que des plats spécifiques, dont le mouton. D’autres ont passé la journée de réjouissance auprès des associations et communautés qui ont préparé un déjeuner spécial aux pratiquants, et même en invitant d’autres personnes. Les commerçants se réjouissent de cette fête musulmane, en gagnant plus que d’habitude. « L’Eid al-Fitr est une nouvelle fête dans le calendrier à Madagascar. L’année dernière, on n’a pas osé ouvrir vu qu’on ne connaissait pas vraiment le fond de cette tradition musulmane. Cette fois-ci, on était préparé vu le nombre de la demande des clients de cette confession qui avaient du mal à trouver la nourriture pour la fête. Spécialement pour les habitants du quartier, on a proposé du mouton sur nos étals. Hélas, la quantité était encore insuffisante étant donné qu’il s’est vendu comme du petit pain », nous confie un boucher du coté des 67Ha. 

D’un autre côté, les pratiquants de l’Islam ont fait des dons d’argent, de nourriture et autres produits de première nécessité pour les défavorisés et ce dans presque toutes les localités. Il s’agit du « Zakat al-Fitr », ou aumône de la rupture du jeûne que les musulmans doivent s’acquitter.

 

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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